Pornic

Aux bons marchés – partie 2

Dossier du Pornic Mag 133, p.5-8

Les marchés ont une image patrimoniale essentielle pour Pornic

INTERVIEW de Jean-Michel Brard, Maire de Pornic

Pourquoi les marchés constituent-ils un enjeu pour l’image de Pornic et sa qualité de vie ?

Ils sont un symbole de l’activité commerciale du centre-ville et de la proximité des habitants. Ils contribuent à l’équilibre économique de la commune. Ils ont aussi une importance historique : ils ont structuré Pornic depuis bien plus de temps que les commerces de périphérie. À ce titre, ils constituent une image patrimoniale essentielle pour la ville. Et surtout, ce sont des lieux de rencontre, de partage avec les amis, les voisins. Des lieux d’achat mais aussi de consommation immédiate où l’on passe de bons moments.

Pourquoi la Ville reprend-elle aujourd’hui les marchés en régie ?

Il s’agit de se placer en prise directe, au plus proche de la force économique que représente le commerce non sédentaire. Nous allons ainsi pouvoir affiner la gestion, l’accueil, la présentation des étals, le nettoyage… Mais aussi travailler l’image des marchés en adéquation avec les attentes, tant des habitants à l’année que des touristes. Car les marchés constituent un élément incontournable de leur parcours à Pornic. Il faut que nous recherchions la qualité, que nous renforcions l’offre de produits locaux, que nous trouvions de nouveaux professionnels. Les objectifs sont la proximité, les circuits courts et les prix maîtrisés. Cela implique pour la commune la création d’un nouveau service et donc un renfort de personnel.

Pensez-vous que le marché pourrait quitter le centre-ville à terme ?

Je défends le maintien du marché dans le centre-ville, parce que c’est un endroit agréable et ombragé, et aussi parce que c’est le patrimoine. Par contre, il faut adapter sa dimension selon la saison, par exemple autour des halles en hiver et en élargissant vers la Terrasse, compte tenu de l’attractivité de notre centre-ville l’été et des nouvelles tendances. Aujourd’hui, les gens ne viennent plus seulement en voiture : il faut s’adapter, faire une place au vélo et contourner le tout auto par la qualité du marché.

Des marchés différents

NOCTURNES, BRADERIES. Au-delà de ses traditionnels marchés essentiellement alimentaires, Pornic propose aussi d’autres formes de marchés qui témoignent d’une jolie dynamique.

Ils ont été créés en 2014 avec des chalets sur l’esplanade de la ria avant de prendre rapidement la forme que l’on connaît aujourd’hui sur le quai Leray. L’enjeu était alors de créer une nouvelle animation mais aussi de retenir la population estivale, tentée de s’évader vers les communes alentour en soirée. “Cela crée une déambulation, souligne Christiane Van Goethem, adjointe en charge des animations, et de l’économie locale et touristique. Et il y a beaucoup de demandes de la part des commerçants. Cela montre que Pornic est attractive.” De fait, le marché nocturne prend aujourd’hui de plus en plus d’espace dans la ville : 240 mètres de linéaire au total pour une soixantaine de commerçants. “Il faut trouver des critères pour faire un tri, reprend l’élue. Nous essayons de privilégier les produits locaux ou régionaux aux productions lointaines.” L’idée cette année est de créer le lien entre la ria et la place du Môle, avec les terrasses éphémères. “Il va y avoir une scène avec des animations tous les soirs, les terrasses éphémères, avec le marché nocturne, tout cela va créer une animation supplémentaire. C’est une façon de joindre l’utile à l’agréable, d’autant qu’il y a du monde le soir”, précise Christiane Van Goethem.

Plus d’animations

Les braderies existent depuis bien plus longtemps à Pornic et entretiennent elles aussi la dynamique commerciale de la ville. “Traditionnellement, il y en a trois. Mais cette année, nous avons eu beaucoup de travail avec la reprise en régie. Il y en a donc eu une en mai et il y en aura une autre en août”, indique Christiane Van Goethem. Impasse donc, temporairement sans doute, sur la braderie de juillet. Mais là aussi, la Ville s’attache à trouver de nouvelles idées d’animation. “En mai, nous avons fait venir une banda qui a donné un côté vraiment festif. Elle revient en août ! C’est une façon d’inciter les visiteurs à remonter vers la ville haute et à découvrir d’autres commerces.” Historiquement, la braderie se concentrait sur la rue Foch et une partie de la rue de Verdun. À la demande des commerçants, elle s’étend désormais rue Clémenceau jusqu’à l’église. La reprise en régie qui s’applique également aux braderies permet là aussi de créer un rapport plus direct avec les commerçants. “Nous les avons notamment sondés sur l’idée d’organiser les braderies sur deux jours au lieu de trois, explique Christiane Van Goethem. Ils ne l’ont pas souhaité. Mais globalement, les commerçants sont très demandeurs de cette braderie. Nous réfléchissons désormais à ajouter de petites interventions sonores. Il faut donner envie !

C’est la fête !

En marge du carnaval de printemps, les services municipaux gèrent également la fête foraine qui s’installe sur les places de la ria et de la Gare. Une première cette année pour les placiers avec la reprise en régie : il s’agit en effet d’un gros dossier avec 80 forains présents et la nécessité de vérifier les assurances et le contrôle technique des manèges, ainsi que la validité de la carte de commerçant… “Cela a été bien mené, les régisseurs ont travaillé avec méthode et patience et ont été respectés par les forains. Eux aussi ont apprécié ce dialogue direct avec la commune”, se félicite Christiane Van Goethem. Cet événement traditionnel est en effet très apprécié et particulièrement couru.

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