Pornic

Orchestre National des Pays de la Loire

Dans le cadre du Festival Pornic Classic

Concert d’ouverture

  • LACAZE Après avoir contemplé la Lune – 11′
  • LISZT Concerto pour piano n.2 S.125 – 22′
    Entracte
  • DVORAK Symphonie N.9 op.95 « Du Nouveau Monde » – 52′

Orchestre National des Pays de la Loire
François Dumont, piano
Aziz Shokhakimov, direction

Sophie LACAZE (1963) – Après avoir contemplé la lune

Lauréate de plusieurs concours internationaux, elle collabore depuis une vingtaine d’années avec de nombreux ensembles et solistes en France et à l’étranger.  En dehors de toute école et de tout courant musical, Sophie Lacaze s’est forgé une esthétique personnelle et originale qui cherche à redonner à la musique ses vocations premières, comme le rituel, l’incantation et la danse, ses liens avec la nature, et dans laquelle le timbre tient une place centrale

Franz LISZT (1811-1886) – Concerto pour piano N° 2 en La majeur (Concerto symphonique)

Liszt a écrit une première version de ce concerto N°2 pendant sa période virtuose entre 1839 et 1840. Il l’a réécrit plusieurs fois. La quatrième et dernière version fut terminée en 1861.  Il est formé d’un seul mouvement divisé en six parties.

Son père, pianiste amateur est intendant du Prince Esterhazy . Il devine le génie de son fils et l’emmène à Vienne grâce à une bourse de l’aristocratie hongroise. Il y suit les cours de Czerny et de Salieri. À 12 ans son concert à Vienne impressionne le public. La famille s’installe alors à Paris et le père fait de son fils un petit Mozart très lucratif grâce à des tournées en France, en Suisse, en Angleterre. À la mort de son père, en 1827, il cesse ces voyages et vit des leçons qu’il donne. À Paris, il rencontre Berlioz dont la Symphonie fantastique l’éblouit et il en fait une transcription pour piano qui permet de la faire connaître en absence d’orchestre. Il se lie d’amitié avec Chopin, George Sand, Lamartine. Admiratif d’un récital du violoniste virtuose Paganini il décide de travailler pour devenir le Paganini du piano. À 24 ans, créant un scandale dans la bonne société parisienne, il est amoureux de la Comtesse Marie d’Agoult, mariée et mère de famille. Ils s’installent à Genève où il enseigne le piano au Conservatoire. Marie lui donne 3 enfants dont Cosima future épouse de Wagner. Des tournées de concerts en Hongrie, en Russie, en Allemagne consacrent sa réputation de virtuose. Il est le pianiste le mieux rétribué du moment. Il est adulé par son public, la presse crée le mot Lisztomania.  En 1844 Marie d’Agoult lasse de toutes ses absences le quitte. Il a alors une liaison avec l’épouse d’un prince russe, la princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein. Carolyne lui conseille de se consacrer à la composition grâce à son poste rémunéré de maître de Chapelle à la cour de Weimar. Les poèmes symphoniques, les symphonies Faust et Dante, les concertos pour piano, les Rhapsodies hongroises, les deux premiers volumes d’Album d’un voyageur sont alors composés. La princesse est bannie de Russie et les demandes de divorce adressées au Pape refusées, la dernière datant du 21 octobre 1861 (Il y a 161 ans !). Liszt décide alors de se vouer à la prêtrise. Toutefois, les femmes chercheront toujours à le séduire.

Anton Dvorak (1841-1904) – Symphonie du Nouveau monde

Ce fils de boucher-aubergiste est né dans un village de Bohême à une vingtaine de kilomètres au nord de Prague ; il étudie le violon avec le maître d’école et est envoyé à la ville voisine pour apprendre le métier de son père. Là, l’organiste décèle ses dons en musique, lui fait apprendre l’allemand, langue officielle imposée par l’empereur d’Autriche, alors maître du pays et l’envoie à l’école d’orgue de Prague en 1857. Pour gagner sa vie, il entre comme altiste à l’Orchestre du Théâtre national de Prague. Il découvre alors les œuvres de Wagner et du compositeur et chef d’orchestre tchèque Smetana dont il se fera un ami. A 30 ans, il quitte l’orchestre pour se consacrer à la composition en s’inspirant des musiques traditionnelles de la Bohême. Grâce à une bourse de l’État autrichien, il rencontre Brahms qui fait connaître à travers l’Europe sa musique de chambre, ses mélodies, ses danses slaves. Célèbre en Angleterre, puis en Russie grâce à Tchaïkovski, le poste de Directeur du Conservatoire de New York lui est proposé ainsi que celui de chef d’orchestre de cette ville. Malgré la tristesse de quitter sa Bohême, il accepta car le salaire y était 25 fois plus élevé que celui perçu à Prague. Il y restera 2 ans pendant lesquels il se familiarise avec la musique indienne et noire. Mais il rentre à Prague à l’annonce de la fin de vie de sa belle-sœur, son premier amour.

Les accents de ces musiques noires et indiennes l’inspireront dans sa neuvième Symphonie qu’il composa là-bas, la Symphonie du Nouveau Monde. Son ami, le chanteur noir Burleigh raconte que « Dvorak se saturait l’esprit de ces vieux airs (qu’il lui chantait) puis inventait ses propres mélodies ». Ainsi dans le premier mouvement de cette symphonie apparaît une réminiscence de la chanson des esclaves « Sweet chariot ». Son biographe explique : « Les premier et dernier mouvements de cette neuvième symphonie sont pleins de l’animation intense et du fol affairement qui accablent le compositeur au moment où il entre dans la fourmilière immense de New York, où pullulent toutes les races possibles. Les deuxième et troisième mouvements, qui sont en contraste profond avec le premier et le quatrième, s’inspirent tantôt de certains passages du poème « Hiawatha » de Longfellow qui raconte le vécu d’un indien (par exemple dans le largo, la description des funérailles indiennes, et dans le scherzo, (la fête et de la danse indiennes), tantôt de souvenirs de sa patrie, tantôt de la nostalgie du compositeur ». Mais Dvorak en disait : « c’est de la musique tchèque où parle le pays natal ; il ajoute toutefois qu’elle n’aurait pas vu le jour si lui n’avait pas vu l’Amérique. »

François DUMONT – Piano

François Dumont est Lauréat des plus grands concours internationaux : le Concours Chopin, le Concours Reine-Elizabeth, le Concours Clara Haskil, les Piano Masters de Monte-Carlo. Il est nominé aux Victoires de la musique dans la catégorie « soliste instrumental » et reçoit le Prix de la Révélation de la Critique Musicale Française. Il se produit également avec les orchestres les plus reconnus du monde entier.

François Dumont ©Alain Barré

Né à Lyon, il travaille avec Hervé Billaut. Il rentre à l’âge de 14 ans au Conservatoire de Paris dans la classe de Bruno Rigutto. Il se perfectionne à l’Académie Internationale de Côme et la Lieven Piano Foundation auprès de Dimitri Bashkirov, Leon Fleisher, William Grant Naboré, Murray Perahia, Menahem Pressler et Andreas Staier.

De nombreux Festivals l’invitent : Festival de la Roque d’Anthéron ,  Festival Chopin à Nohant, au Festival Radio-France Montpellier,  Festival Chopin à Bagatelle,  Festival  Chopin  à Varsovie, Folles Journées de Nantes, Journées Ravel de Montfort l’Amaury, Festival de Ljubljana en Slovénie, Kennedy Center à Washington. Il est régulièrement invité en Chine, au Japon. Sa discographie déjà riche et variée (Mozart, Bach, Chopin, Liszt, Ravel…) est encensée par la presse.

Aziz SHOKHAKIMOV – Direction

Né à Tashkent, ce chef d’orchestre ouzbek de 33 ans, étudie dès l’âge de six ans, le violon, l’alto et la direction d’orchestre. À treize ans, il fait ses débuts à l’Opéra national d’Ouzbékistan. Il devient le chef principal de l’Orchestre national de son pays à 18 ans. À l’âge de 21 ans, il remporte le Deuxième Prix du Concours international de direction d’orchestre Gustav Mahler, ce qui le propulse sur la scène internationale. Dès lors, il a l’opportunité de travailler avec les Orchestres symphoniques de Cologne, de Hambourg, avec le London Philharmonic Orchestra et les Orchestres de Toronto et Houston. En août 2016, il se distingue en remportant le prestigieux Prix Herbert von Karajan « Young Conductors Award » au Festival de Salzbourg. Parallèlement à sa carrière symphonique, il est également très actif dans le domaine lyrique. Kapellmeister au Deutsches Oper am Rhein (Düsseldorf et Duisbourg) depuis 2015, il y dirige La Dame de Pique de Tchaïkovski. Son premier disque, sorti en 2017, à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin et aux côtés du clarinettiste Raphaël Sévère, est dédié à Weber.

L’Orchestre National des Pays de la Loire

ONPL ©MARC ROGER

Cet orchestre a été créé par le Conseil Régional des Pays de la Loire en 1971. Il siège à la fois à Nantes et à Angers. Une centaine de musiciens se répartissent équitablement sur ces deux villes de la Région. Depuis 2014, Pascal Rophé en est le Directeur musical. L’orchestre donne environ 200 concerts par an dans la Région des Pays de la Loire. Il fait également de nombreuses tournées en Europe, au Japon, en Chine.

 

Infos pratiques

27€ / Réduit 22€ / -25 ans 10€
1h30
Casino de Pornic

Billetterie

Pass sanitaire obligatoire pour les personnes de + de 12 ans. Plus d’informations ici

Casino De Pornic, Rue du Canal, Pornic, France

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